Suite à la proposition de loi du député Pierre Morel-A-L'huissier tendant à limiter les dépenses annuelles de communication des collectivités territoriales à 0,3 % de leur budget global, la communauté de communicants publics et territoriaux se mobilise.
En réponse à l'initiative du député de la Lozère, Cap'Com lance un manifeste de défense de la communication publique. Signez et faites signer ce manifeste par vos collaborateurs, par vos élus et par toutes celles et ceux qui croient en un véritable service public de la communication. À l'orée d'un nouveau mandat, il est primordial de réaffirmer l'importance de la communication dans l'action publique.
Pour en savoir plus : http://manifeste.cap-com.org
Prenez part au débat en réagissant dans la partie commentaires dans la suite de l'article.
Mots-clés
Contact | Recherche | Infos légales
pcompublique est édité par Cap'ComRecevez toute l'actualité du portail de la communication publique et territoriale directement dans votre messagerie en vous abonnant à la lettre d'information bimensuelle.
Consulter notre répertoire de
204 sites web en rapport avec la communication publique et territoriale.
Retournez en Lozère Monsieur le Député, vos vaches, elles, n'ont pas besoin d'information ! Vos ouailles vivent-elles encore dans l'obscurantisme ? Vous n'avez pas trouvé d'autres moyens de faire parler de vous ? Redevenez sérieux et laisser travailler les gens qui ont d'autres chats à fouetter qu'à rédiger des projets de loi inique. débile. Et dire qu'il est membre de la commission parlementaire pour le Tibet...
Au secours !
qui ne regrette pas les bulletins de collectivité sur papier glacé (encore, eh oui, pas qu'en Lozère), affichant à toutes les pages le sourire de l'élu, moins informatifs que pratiquement propagandistes...
Qui parmi nous n'a jamais eu envie de dire à son élu qu'il/elle n'est pas chef de la Propagandastaffel?
Ce ménage là est certainement à faire.
Et c'est à nous, avec nos élus, de le faire, par la qualité et la cohérence de nos pratiques, par le professionnalisme de chacun, par l'éthique.
Pas la loi, l'éthique.
(Vous n'auriez pas un problème ? parce que j'ai une loi à proposer...)
Nous le savons bien, en vis-à-vis, c'est la crédibilité de l'action publique qui est en jeu.
Dans mon domaine, l'environnement, la loi européenne (notre loi) fait obligation d'informer, d'assurer la transparence, d'associer, de faire participer, voire de consulter et de tenir compte des résultats des consultations. Parce qu'à défaut les politiques de l'environnement piétinent, ne sont pas mises en oeuvre, échouent.
Et c'est ça qui finit par nous coûter à tous très cher, l'échec de politiques publiques, l'impossibilité de faire adopter des politiques publiques partagées.
Alors oui, ça vaut le coup de défendre une communication publique éthique et de qualité.
J?ignore si c?est ce type de dépense qu?il faut limiter ou augmenter, mais ce que je sais par contre, pour avoir vu cette communication fonctionner, c?est qu?elle est plus souvent descendante (et parfois grossière propagande) que montante : attentes des habitants et de ceux qui occupent un emploi sur le territoire concerné, réactions à un bilan en cours de mandat lorsque l?exercice est pratiqué, possibilité de s?exprimer à la manière des commentaires dans les blogs dans un site initié par sa collectivité.
Il s?agit parfois de faire en même temps, voire d?abord, la promotion d?un élu ou d?une équipe (voir l?intervention de Paule plus haut), plutôt que d?instruire de façon contradictoire un dossier. La parole n?est pas toujours donnée aux listes d?opposition sur le bulletin municipal, et quasiment jamais aux « laïques », alors qu?ils expriment une opinion aussi (une grande partie de la population ne s?intéresse que peu au jeu proprement politique) et qu?ils peuvent avoir des compétences (la société civile).
Les consultations publiques sont souvent, sinon parfois, un vrai moment de démocratie (même si des associations peuvent faire écran avec le public), avec une amélioration des projets à partir d?attentes exprimées par la population et des compétences qui s?expriment dans la société civile. Pour que ça fonctionne autrement que comme pratique de validation, il faut effectivement des moyens. Peut-être les militants de Cap?Com sont-ils d?ardents défenseurs de cette communication qui sort des pratiques de promotion ou de validation ? Il y a alors beaucoup à faire .. et ce n?est pas qu?une question de moyens.
désolé Jean-Louis, mais il n'y a pas de censure sur la liste territoriale... Avez vous bien envoyé votre mél... car je ne l'ai pas eu sur la liste "communication" ! Quant au débat, je partage votre point de vue, même si je ne suis pas (par nature...) très "pétitionniste". Je suis à la fois agacé que l'on veuille se faire "mousser" sur la communication territoriale : nous ne sommes plus dans les 80's... elle a beaucoup changé. et... un peu étonné que l'on monte plus facilement au créneau pour défendre les sous que les hommes (et les femmes) qui (une fois de plus) sont victimes du spoil system lié aux alternances. La situation actuelle est un gâchi sans non, mais faute de leadership, on laisse faire comme toujours. Pour le "bridage" financier de la comm territoriale, la réaction est plus prompte... serions nous plus sensibles au lobby des agences ?
Je sais je ne vais pas (une fois de plus) me faire des copains... Amitié à tous !
Et c?est sans doute parce qu?il coule aujourd?hui des jours heureux de députation ouatée non loin de son ex-patron, que lui a poussé sur la tête l?auréole de la moralisation des finances publiques...
Mais voilà !
Au risque de ne point bêler avec les loups, et d?aller à contre-courant de la bien-pensance communicationnelle, je pense qu?il a parfaitement raison, monsieur le Député de la Lozère profonde!
Qui fera croire ( et à qui, du reste ?) que la communication des collectivités locales n?est pas, d?abord et avant tout, celle des élus en place ? Qui peut sérieusement affirmer que sous couvert d?information locale, les actions menées ne sont pas dans la majeure partie des cas, d?abord et avant tout, des actions de promotion personnelle à forts relents pré-électoraux ?
Ce fougueux manifeste, proposé à la signature des « professionnels de la profession » est soit d?une naïveté confondante, soit d?une duplicité non moins?
Je n?ai pas compétence pour juger du pourcentage qu?il conviendrait d?affecter aux dépenses de communication ; je suis certain par contre que ce principe du contingentement va dans le sens de la moralisation, n?en déplaise aux révoltés signataires de ce manifeste, parmi lesquels la forte proportion de prestataires extérieurs est bien compréhensible : rien n'est plus déplaisant que la fermeture du robinet d'eau chaude lorsqu'on est sous la douche !
Je n?ai pas dit que j?étais censuré sur la liste du Territorial, parce qu?il n?y a pas de quoi, mais je me posais la question. J?ai bien reçu l?accusé de réception correspondant à mon envoi du 2 avril, puis d?autres messages ont été diffusés sur la liste COM, mais pas le mien. Il est possible que le modérateur ait de nombreux messages à examiner.
mais peu importe
j'ai signé et persiste !
B O