Fiche de synthèse de l’opération de communication institutionnelle menée par la Communauté d’Agglomération du Grand Chalon à travers la réalisation d’un film pour faire connaître l’intercommunalité et ses actions
Exemple de campagne présentée au Grand Prix Cap'Com 2006 dans la catégorie "promouvoir le territoire"
Mots clefs : intercommunalité, actions, communication institutionnelle, film
par Marc THEBAULT
Directeur de la communication
Communauté d'agglomération Caen la mer
« Eussiez-vous eu, d’ailleurs, l’invention qu’il faut
Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,
Me servir toutes ces folles plaisanteries,
Que vous n’en eussiez pas articulé le quart
De la moitié du commencement d’une, car
Je me les sers moi-même, avec assez de verve,
Mais je ne permets pas qu’un autre me les serve.»
Edmond Rostand – Cyrano de Bergerac
L’objectif de ce petit écrit est de tenter de répondre (mais pas forcément sérieusement) à cette question cruciale en se souvenant que, puisque la communication publique est sujette aux lieux communs, les dircoms le sont aussi.
Et, si l’on en croit les théories de la communication, les dircoms sont, sans aucun doute possible, en partie responsables de leur image.Ils ont donné à voir des aspects d’eux-mêmes et de leurs métiers qui ont déclenché des idées reçues. Il paraît que l’on périt toujours par où l’on a péché. Ainsi, les dircoms peuvent-ils être considérés comme des militants serviles, véritables « oeil de Moscou » toujours prompts à dénoncer, auprès du cabinet, les déviances remarquées.
Ils pourront aussi être vus comme des vantards assoiffés de lumière, au nom sans doute de quelques névroses ayant donné à leur ego une démesure incompatible avec la réserve attendue dans la fonction publique.
Ils pourront être vus comme des fous du roi, des gadgets, des danseuses, totalement déconnectés du fonctionnement de leur collectivité, uniquement centrés sur des outils inutiles - et chers - et visiblement autorisés à déjouer en toute impunité les procédures des marchés publics. Par ailleurs, certains pensent toujours que « dircom » n’est pas un métier. Tout au plus une fonction, tout au moins une occupation pour fils (ou fille) à papa (ou à maman) oisif (ou oisive) et ayant, tant bien que mal, après un bac passé trois fois, usé quelques pantalons (ou jupes) sur les bancs d’une école privée aux tarifs rédhibitoires et n’ayant effectué ses stages pratiques que dans des cocktails ou des réceptions VIP. En introduction, j’ai employé le terme de « névrose » pour expliquer l’ego considéré comme démesuré des dircoms, au moins de certains.
D’ailleurs ce paradoxe nous revient régulièrement en pleine face, lorsque nous tentons de préserver un équilibre entre l’abnégation demandée - c’est l’Autre que nous mettons en valeur - et la mission de représentation et de promotion de ce même Autre (élu ou collectivité). En somme, nous serions souvent victimes de la fameuse double contrainte dénoncée par Palo Alto qui nous oblige, professionnellement à métacommuniquer sur nos actions tout en étant le plus translucide possible afin que la lumière n’atteigne que nos commanditaires.
Et puis, qu’est-ce que notre métier si ce n’est celui de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour faire « aimer l’Autre » ?
Par essence, nous sommes dans un registre professionnel exclusivement tourné vers une quête : celle de l’Amour. Par là même, nous déployons alors tous les ressorts possibles de la séduction. En fait, nous n’allons pas être très éloignés de ce jeu transactionnel (relire Eric Berne, « Des jeux et des hommes »), où tout sera mis en œuvre pour plaire, pour conquérir. De là à penser que les meilleurs dircoms sont ceux qui, par leur profil psychologique, savent le mieux séduire, ou ont le plus grand besoin de séduire ..
Nous pouvons tenter de croire que c’est nous que Roxane aime à travers Christian, mais dans les faits nous ne pouvons que déclarer sous le balcon lorsque Christian l’embrasse :
Il possède la double compétence. D’une part, une bonne connaissance du milieu politique et administratif […] D’autre part, une bonne pratique du monde des agences […] C’est un bon interprète de votre volonté stratégique.
Il sait enfin que, dans une collectivité, il ne sert à rien de jouer la carte personnelle, de se mettre en avant. Décidé en interne, il sait se montrer effacé à l’extérieur … ».
Alors, un bon dircom est-il forcément un dircom névrosé ?
Oui, certes névrosé ... mais discret !
La loi sur la communication pré-électorale génère quelquefois de vraies absurdités...
Un seul exemple: la disparition des "tribunes d'expression" dans les magazines territoriaux, en partie infirmée par notre petite enquête récente. Des collectivités font en effet le choix - pas si "neutre" parfois - de les supprimer purement et simplement de leurs colonnes. Alors qu'elles devraient être ... obligatoires !
Car si, aujourd'hui, le regard croisé des élus sur les enjeux de la gouvernance locale ne trouve pas un espace de débats réel - attendu cette fois par les citoyens -, on se demande à quoi peuvent bien servir ces opportunités éditoriales ouvertes aux décideurs.
Une manière sournoise de mettre la démocratie... sous le tapis !
BB - Edimestre de Pcompublique
On lira avec intérêt le papier de l'avant dernier Nouvel Observateur, intitulée " la Communication empoisonne-t-elle politique ?" Nous serions tentés d'ailleurs d'inverser les termes de la question...
Un dialogue de bon niveau entre Francis Balle Professeur de sciences politiques à l'université Paris-II où il dirige l'Irec (Institut de Recherche et d'Etudes sur la Communication et les Médias), notamment auteur de l'ouvrage de référence «Médias et sociétés» et Christian Delporte Professeur à l'université de Versailles Saint- Quentin-en-Yvelines et directeur de la revue «le Temps des médias», et auteur de «la France dans les yeux. Une histoire de la communication politique de 1930 à nos jours» (Flammarion, 2007).
Par ailleurs - ca m'évite de le réécrire - allez jeter un oeil sur la communication "greenwashing" épinglée par les assos de consommateurs sur les "verdisseurs d'image à bon compte"...
Bonne lecture !
Avec le financement de la télévision publique qui fait crainde le pire aux rédactions (suppression de la publicité, endettement actuel...) et la sortie de "notre" député Morel-A-L'huissier sur les budgets communication plafonnés, "l'affaire" des communiqués politiques imposés à l'AFP - qui, elle aussi, est dans l'oeil du "privatiseur"... - vient concrétiser un malaise tangible entre la Presse (territoriale ou non) et le Pouvoir.
Revient-on aux années de plomb du "Ministère de l'Information" cher à M. Couve de Murville ? Ou, de manière plus alarmante, à une entreprise de "détricotage" de l'information de service public à laquelle nos professions sont viscéralement attachées, accompagné d'un contrôle accru des derniers médias s'y référant ? En tous les cas, ces signes qui se multiplient ne sont pas de meilleur augure.
Les collectivités locales vont-elles suivre le pas ou "résister" ?...
B. Béguin, édimestre du Portail Pcompublique.
La chose aura secoué le "petit monde" de la communication publique: l'association éponyme traverse une zone de turbulences depuis maintenant le 14 mai dernier, date de son Assemblée Générale et de la réélection de son C.A.
Y' a des jours, on ferait mieux de rester couché...
Entre le délicat dossier de la télévision publique qui part en quenouille, la campagne de communication sur le pouvoir d'achat du maître Saussez qui en fait tiquer plus d'un et la "boulette" de la mallette européenne de l'Elysée offerte à tous les parlementaires (les garde-robes des députées s'enrichiront d'une jolie cravate grise...), c'est une semaine noire pour la communication gouvernementale !
Pour un exécutif qui semblait maîtriser pleinement l'art de Mac Luhan, le bilan est morose.
Et comme si ça ne suffisait pas, Ducasse se casse et devient monégasque, relançant allégrement sans y toucher le débat autour de l'ISF !
Pour conclure dans le style, la com' est une compétition incommensurable aux contours incommodes !
Tel le sport, il y règne la noble incertitude du résultat qui en fait la vraie saveur !
B.Béguin - Edimestre du Portail Pcompublique
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